dimanche 18 juillet 2010

vacances2010

Les vacances ont commencé sur des chapeaux de roue, par une chaleur caniculaire, avec la visite de l'Italie, par 40° à l'ombre. Mais foin des jérémiades, nous avons vu des merveilles, la chapelle Sixtine nous a laissés pentois d'émotion, les différentes cathédrales et leurs ors, de pures merveilles, les gondoles, trop chères, donc le romantisme de l'Homme s'est effacé au profit de son porte monnaie, les repas, fort frustrants lorsqu'on est intolérante au gluten et au lactose, (vous les avez goûtées, ces pâtes? non? qué malheur!!!), les humains rencontrés, fort courtois et sympatiques, bref, un très beau voyage, avec un très beau temps et une chaleur que nous allions très vite regretter en Bretagne, où le temps était à la pluie, le thermomètre à la baisse, les beautés locales éclipsées sous un crachin désagréable, et une vie familiale un peu attristée par la dégradation progressive et certaine de la mère de Jean Yves, qui, si elle a encore bien toute sa tête et ses oreilles, n'a plus guère de jambes ni d'équilibre, et peine même à s'habiller seule. Si j'avais encore de doutes sur les origines raleuses de l'Homme, là, je n'en ai plus eus!
Retour samedi à Meaux. Départ à 6h30 tapantes, passage par Carentan pour récupérer le petit indien et sa valise qui nous attendaient tous deux de pied ferme0. Bouchons, grisaille, pluie, arrivée à 16h30, épuisée pour ma part d'avoir résisté au sommeil. ben oui, si je dors, l'Homme s'endort aussi, et comme c'est lui qui conduit, c'est génant!
A 17h, la voiture était vidée, moi aussi, la première machine tournait, le café coulait, le nez de Mathieu aussi, et là, l'Homme déclare: bon, on va voir si les mûres sont mures! ben voyons!
on en a cueilli à peu près 5 kilos, aidés par Mathieu qui commentait chacune de ses trouvailles: celle là, elle est mûre maminette? mamineeeeetttte, ye te parle, elle est mûre? oui? je la mets dans mon seau. Et celle là, elle est un peu rouge, je la prends quand même? dis mamineeeeetttte?
On file se coucher, épuisés pour de vrai à 9 heures, et à 1h30, Mathieu se met à hurler, se rendant compte que je ne dors pas dans la même chambre, et que sa maman n'est pas là. J'arrive à le calmer, mais à 3 heures, rebelote, donc je m'affale dans le lit de la chambre d'amis, Mathieu se rendort comme un bienheureux et moi je ne dors plus. A 4 heures, je mets mes confitures en route, j'en ferai 13 pots.
On embraye sur un dimanche qui s'annonce calme, Mathieu et Jean Yves sont d'excellente humeur, j'essaie de me mettre au diapason, on va faire les courses, et là, l'Homme, qui sublime l'image de la femme-confiture, me fait acheter 9 kilos d'abricots, 3 kilos de bananes et 3 kilos de poire! Youpiiii!!!
Pour le cas où j'oublierai dans un coin ces satanés fruits, il m'aide illico à préparer la confiture d'abricots, mais, dieu merci, sauvés par le repas, puis la visite au zoo, puis l'arrivée de Camille, il ne m'impose pas de faire "tout de suite" la confiture bananes-poires". La soirée s'achève gentiment, les enfants sont calmes, Jean Yves me seconde parfaitement pour le bain, puis le repas.
A 8h40 Camille s'endort en sursaut, Mathieu la suit de près....... jusqu'à 1h30 du matin où Mathieu me déclare qyaun ybe??? Tu veux un tube? naaaaaaaan!!!! jeaunube.... mes capacités de compréhension à cette heure de la nuit sont un peu ralenties, mais mes neurones traducteurs se mettent en route à toute allure, faudrait pas qu'il me réveille Camille, ni l'Homme qui va partir travailler tout à l'heure! ouf!! un éclair m'illumine, merci saint éclair, il a un rhume!!!! un mouchoir, un petit coup dans le nez, et revoilà mon petit ange au pays des rêves, et maminette à vous raconter toussa toussa, pendant que ma satanée confiture d'abricots ne veut pas prendre!!! il est 3heures du mat, je me demandais où trouver le temps de tout faire? merci Mat, tu as résolu mon problème!!!!

dimanche 20 décembre 2009

cherchez les ressemblances


Voici une photo de vos grands parents biologiques maternels. Cherchez les ressemblances!!! Moi, je trouve que Barbara ressemble pas mal à mon père, mais les ressemblances, c'est très subjectif!!!

jeudi 17 décembre 2009

Vive la normandie

Je reviens d'un petit séjour au pays des pattes cassées et des enfants intenses!
J'ai pu voir avec quelle maestria Violaine arrive à tout diriger depuis son fauteuil roulant, à commencer par le dit fauteuil!
Séjour un peu court et qui pourtant m'a semblé durer 15 jours tant les journées étaient bien remplies et animées par les différents désirs parfois fort bruyants de mes petits enfants. Et ça ne s'arrête jamais!!! Même la nuit, on est réveillé par des tonitruants: Maaamannnn!!! veux têter!!!!! Maaaamannnnnnn!!!!!! (ça me rappelle curieusement une petite fille à la Réunion qui ponctuait aussi mes nuits de "maman, j'ai soifmamnanj'aisoifmamanj'ai soif..... maman, je m'ennuie, je veux une histoire......)
Et quand ce ne sont pas les petits qui se manifestent, ce sont les lutins! Tous les soirs, il y a un lutin qui est supposé mettre un chocolat dans le calendrier de l'Avant de Mathieu, mais ce lutin un peu débordé par des tas d'autres tâches ménagères ou autres est parfois étourdi, et ainsi, si vous avez le bonheur de camper dans le salon, vous pouvez voir arriver sur ses roues vers les 4 heures du mat un lutin qui en sus peut vous demander d'aller remettre le disjoncteur dans la cave toute noire sous peine de ne plus avoir de chauffage! Vous pensez que vous allez reprendre vos rêves de prairies fleuries et désertes? Que nenni!!! le petit intense décide qu'il veut voir Maya l'abeille!
Qui chantera assez les louanges de cette sale bête mielleuse qui pénètre votre cerveau somnolent de sa chanson lancinante!!! vous en prenez votre parti et finissez la nuit contre le tout petit qui, dans la chambre maternelle, semble dormir d'un sommeil que votre discrète arrivée ne trouble pas!!! Mais rapidement, un 6ième sens va l'avertir que le sein qui se soulève calmement à côté de lui n'est point le sein maternel, et alors que vous retrouvez votre prairie déserte et fleurie un hurlement strident vous vrille l'oreille: tétééééééééééééé!!!

Une après midi que je terminais mes oreillettes, dans un calme extraordinaire, Mathieu étant à l'école, les parents et le petit frêre partis faire un tour, je me retourne et dans la cuisine, je me heurte à une apparition chapeautée et volubile: la tante Stella! la tante Stella est une adorable personne très gentille et généreuse, mais aussi très bavarde qui ne controle pas toujours le flot qui semble sortir de ses lèvres sans qu'elle en soit forcément responsable! Au bout d'un moment, copines comme cochons, la familiarité aidant, elle se lance à me donner, non pas du Ginette, ce qui aurait été logique, mais du ....Régilait!!! sans doute pensait-elle Régine.... Régilait, Régilait, léger, léger.... Un moment plus tard, alors que nous papotions coiffure et coloration, elle m'affuble d'un Régécolor!!! Ben voyons!!! Je m'appelle GIIIIInetttte! pas difficile à retenir, quand même!!!
Sont bizarres ces normands, mais bon, Stella a déclaré que j'étais son amie, parce que née la même année qu'elle et qu'elle n'a pas d'amies!!!
Le lendemain, en allant chercher le pain, je me suis fait un autre ami normand: un vieux genre paysan, mégot au coin des lèvres avec qui j'ai échangé en passant quelques considérations météorologiques et philosophiques, et qui m'a offert un 'tit canon, ma bonne dame, ça vous réchauffera!!! heu... à 7h20 du matin, je vais peut être pas démarrer au rouge, zêtes ben bon , mon brave!!!
Voilà, mon séjour normand a pris fin, j'ai laissé mes amis que j'espère bien retrouver à mon prochain passage, et je me suis payé avec une valise qui semblait contenir des lingots d'or un million d'escaliers dans le métro!!! je déteste le métro et ses escaliers, et son odeur de crasse, et sa foule qui vous bouscule dans tous les sens!!! je suis sûre que mon vieux mégoteux normand, il me l'aurait portée, ma valise, contre un 'tit canon!!!!

jeudi 10 décembre 2009

Bon anniversaire Barbara

Ce matin, je manque d'imagination!
Je voudrais tant te dire la joie que tu peux nous apporter par ta présence, ton charisme!
je voudrais tant te dire à quel point j'admire ta créativité perpétuelle!
je voudrais tant te dire à quel point je suis fière de ma princesse, même quand elle nous joue les princesses outragées!
je voudrais tant te dire que tu es belle, non seulement extèrieurement, mais aussi au plus profond de toi même!
je voudrais tant te dire combien je t'aime, ma barbarinette coquinette!!!
Mais ce matin, les mots ne viennent pas, ma plume et sèche, et le papier est blanc!!!
Mais quand je pense à toi, je vois un grand soleil, un grand sourire, un grand ciel bleu, je vois aussi une femme au caractère bien trempé, que d'aucuns trouvent peut être un peu fort à leur goût, mais que j'admire profondément, car sous des airs de petite fille fragile et timide, tu es une femme très femme, très forte, et menant sa barque d'une rame sûre!!
Alors, puisque je ne peux rien dire de tout ça, je te dis juste:

B O N A N N I V E R S A I R E ! ! ! ! ! ! ! !

dimanche 29 novembre 2009


Je te souhaite classiquement un heureux anniversaire!!!
Que tout ce que tu souhaites raisonnablement voit sa réalisation dans cette année qui commence pour toi!
Que ton sourire et ta bonne humeur continuent à illuminer nos vies!
Qu'il est loin, et qu'il est proche ce jour de neige 1970 où par les routes sinueuses du Vercors je suis descendue à Grenoble te sortir de ton berceau naturel pour te glisser dans des draps roses. Tu n'avais guère envie de quitter ta cachette, et moi j'avais une si grande envie de découvrir ta frimousse!!!!
Tu étais la plus belle petite fille que j'ai jamais rêvée!!!
Tu restes pour moi cette si jolie et si souriante petite fée blonde et frisée, et je suis heureuse, car je suis la seule à te voir comme ça!!!
B O N A N N I V E R S A I R E

lundi 12 octobre 2009

Il y a déjà 2 semaines

Hé oui! il y a déjà 2 semaines que nous avons écrit la dernière page d'un conte de fées: mariage à Trilport.

C'est vrai que c'était un mariage de conte de fées: la princesse Barbara et le prince Damien, beaux comme des princes, forcément, et toute leur cour aussi belle qu'eux!!


On l'a préparé pendant des mois, je crois que le vrai plaisir de ce mariage, on l'a ressenti pendant des semaines et des semaines avant, dans le choix de chaque détail pour que ce mariage soit une réussite. C'est comme quand on fait un bon repas pour des gens qu'on aime. on l'imagine, on imagine le plaisir des personnes que l'on reçoit, on y met tout l'amour pour que ce soit une réussite, après, en quelques minutes, il est englouti, mais le vrai plaisir, on l'a eu pendant la préparation.
Ce mariage, c'est pareil, que ce soit les parents, les amis, les soeurs de la mariée, la famille présente du marié, tout le monde a rivalisé d'amour dans la préparation de cette union, qui, somme toute n'était que la régularisation d'une vie de famille déjà bien établie.
Alors, nous espérons vraiment que tout cet amour et cette réussite matèrielle mais surtout morale les enveloppera pour le reste de leur vie qui, forcément, sera longue et magnifique comme tout vie de prince et de princesse. Bon, pour les enfants, ils sont pas obligés d'en avoir beaucoup, ceux qu'ils ont sont tellement parfaits qu'ils ne pourraient pas faire mieux!
Je suis un peu étonnée qu'à part les interessés, personne n'aie bloggué sur le sujet. Ah oui! il y a face book! bon, c'est bien pour les nouvelles courantes, mais pour une littérature plus approfondie, des réflexions personnelles, moi, je préfère le blog. Là aussi, c'est comme pour mon idée de repas, on écrit en pensant aux rares mais précieux lecteurs qui vont venir partager ce moment avec vous, et c'est un plaisir à redécouvrir que d'écrire, surtout que j'ai des filles qui écrivent toutes remarquablement bien!
BEAUCOUP DE BONHEUR A NOS JEUNES TOURTEREAUX!!!!!!

mardi 15 septembre 2009

message d'une cagnasse

Retour de Marseille, j'ai envie de partager avec vous mes impressions d'un voyage au pays de Pagnol qui m'a tout à fait regénérée.
Je ne parlerai pas de l'accueil on ne peut plus convivial et chaleureux que j'ai reçu, de la gentillesse de mon gendre, de la douceur et de la prévenance de mes petites filles ni de l'amour dont m'a entouré fille ainée, ça ce n'était que du bonheur, mais un bonheur que je n'ai pas envie de partager et que je garde sous verre dans un coin de mon coeur comme chaque fois que l'une de mes filles me reçoit, c'est toujours avec une gentillesse et une prévenance qui tapisse mon coeur d'un cocon moelleux qui amortit les moments de blues.
Ce dont j'aimerais parler, c'est de l'ambiance méditerranéenne où je me suis plongée durant ces quelques jours. Je m'y suis retrouvée cagnasse du midi (cagner /ka.ɲe/ intransitif 1er groupe (conjugaison)Populaire:Faire la cagne, reculer devant une besogne difficile ou dangereuse. ) par extension, chez nous, une cagnasse, c'est quelqu'un qui se laisse vivre, qui profite pleinement de la vie, la reine des cagnasses étant mon amie Francine.
Nous sommes allés à la mer, et sur le sable, je me sentais fondre dans tous les petits grains de sable que le soleil chauffait doucement, j'aurais aimé être instantanément transformée en grain de sable, pour écouter perpétuellement le doux clapotis des vagues et sentir éternellement cette chaleur qui envahit chaque pore du corps, et qui pénètre jusque dans le cerveau endormi.
Après, je suis allée jouer les naïades avec mes petites filles, on a fait les dauphins ensemble, enfin, surtout elle, parce que moi en matière de dauphin, je ressemble plus à une baleine, et là encore, j'ai laissé cette eau tiède pénétrer tout mon corps avide de douceur naturelle.
Et puis, lundi, je suis allée trainer sur le vieux port, la canebièfre, le temps était doux, les gens pas pressés, un vrai bonheur, mais le bonheur suprème était que je n'étais pas obligée d'aller quelque part. Entendons nous bien, je ne déteste pas visiter une ville avec des yeux de touristes, voir chaque détail d'architecture, chaque église, chaque musée, mais j'aime aussi ne pas faire celà de temps en temps, et ça, ce n'est possible que si mon mentor de Jean Yves n'est pas là, car lui ne goûte absolument pas au plaisir de ne rien faire, de regarder vaquer les gens à travers un verre plein de glaçons. J'ai tellement apprécié ce moment que j'ai même à un moment demandé à un garçon de café s'il y avait des musées dans le coin, il a commencé à vouloir m'expliquer où il y en avait, mais je l'ai arrété tout de suite: non, non, je ne veux pas y aller, je veux juste savoir s'il y en a! Il m'a regardée très perplexe, et j'ai apprécié qu'il garde pour lui le jugement qu'il devait se faire à cet instant précis sur la folle qui je semblais être. Un moment après, quand je lui ai demandé où était la Canebière, il m'a demandé: c'est pour y alller, ou juste pour savoir si elle existe? Hé non, là, c'est bien pour y aller!!!
Je suis restée un grand moment à regarder la mer, les bateaux, les quelques touristes qui allaient sans but semble t il, les jeunes qui faisaient leurs kalous, les filles qui faisaient leurs belles, un vrai bonheur!!!
Voilà! depuis que je suis partie de Marseille, le soleil pleure parait il, et la canebière a perdu de son charme. Ce que c'est quand même d'être importante pour un pays!!!!